19.06.2008
L'Arlésienne...
Tout le monde m'invite à plaider coupable et ainsi clore ce dossier immédiatement.
La juge demande à l'officier d'Home Affairs quelles seront les conséquences exactes d'un fichier criminel dans mes futures démarches d'obtention de visa et de cartes de séjour. Celui-ci insiste qu'il n'y en aura aucune espérant visiblement que je choisisse cette option et ainsi protéger et son cul (pour tout le tintouin qu'il a fait) et son administration bien évidement à l'origine du problème. Pour finir, elle me propose de payer une amende ridiculeusement symbolique (R2 500 au lieu de R25 000 ou R30 000). J'accepte. Je plaide coupable d'être illégalement dans le pays et non pas de contre-façon de titre de séjour. Je paye l'amende et pourrait partir dans 4 jours.
En sortant, l'avocat (quel sourire !) souligne qu'il est bien clair qu'il s'agit d'un problème de couleur de peau. Les flics, ravis d'avoir épinglé un blanc quelqu'en soit le motif, se faisaient un point d'honneur de montrer qu'il n'y avait pas que les noirs qui étaient criminels et qu'il n'est pas question d'espérer du favoritisme dans le traitement, bien au contraire. Je suis de plus en plus conscient que le fonctionnement schizophrénique de cette "nation arc en ciel" handicape son évolution à long terme. Le masque ne pourra que tomber, c'est inévitable car il pèse à tous. Quand et comment ? Je n'en ai aucune idée mais l'utopie des anciens ne fait plus le poids face aux difficultés du quotidien. Bref...
Il me reste maintenant à retourner à Home Affairs récupérer mon passeport. Sueurs froides et crampes au bide en retraversant ces mêmes couloirs qu'hier. Schalk à mes cotés, l'officier nous attend. Il n'est plus du tout mielleux, seulement très professionnel en me tendant mon passeport. Il m'informe y avoir apposé un visa temporaire en attendant que je sois régularisé après étude de mon dossier... ?? ...
Car oui, si j'ai maintenant un tampon m'autorisant à être dans le pays, je dois refournir toutes les informations pour reconstituer ma demande depuis zéro. L'étude du dossier devrait prendre environ ... 1 mois... Oui, je peux quitter le pays dans 4 jours mais si je choisis de le faire, je ne pourrai alors plus y revenir. Je devrais plutôt suivre son conseil, présenter ma demande et retarder mon voyage dit-il, sans sourire mais me fixant avec ses petits noirs de rat méchant. Je ne réagis pas. Schalk s'effondre, marchande, argumente, se fâche sans résultat. Ne jamais sous-estimer la vengeance et l'abus de pouvoir du petit fonctionnaire que vous avez fait gronder par un plus grand.
Épilogue :
Moyennant supplément, j'ai pu changer mes billets d'avion (Cape Town - Paris - Cape Town, Paris - Rabat - Paris, Paris - Biarritz - Paris, Paris - Londres - Paris) pour le mois de mai car en juin les tarifs augmentant, ils ne seraient plus valables. En mai, ma demande n'ayant toujours pas abouti (je n'ai d'ailleurs encore aucune nouvelle à ce jour), je n'ai pas pu partir. J'ai fini par perdre mes billets.
Je n'ai prévenu personne que je ne venais pas. Impossible, c'était au dessus de mes forces. Je sais qu'on m'attendait, qu'on s'inquiétait. Un mois après seulement, j'ai été capable d'envoyer un bref email pour présenter mes excuses.
J'ai finalement obtenu l'emprunt et acheté ma belle voiture. J'ai encore un peu de mal à passer la 6ème.
J'ai passé 15 jours à Pater Noster dans une maison au bord de la plage avec les chiens. Il n'y avait personne et il faisait beau. La mer y est belle, incroyablement transparente. Dommage qu'elle soit à 14°.
J'ai rencontré Wynand au moment où je devais être en Europe. Il me fait rire et à de superbes petites fesses toutes douces. Oui, bon, ça va, je sais qu'il a 25 ans, rhooo....
Cette semaine, j'ai décidé de faire appel à une boite qui se charge des démarches d'immigration car une chose est sure, je ne veux plus aller à Home Affairs. Je n'ai pas encore récupérer de cette épopée.
17:08 Publié dans Au bout du monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18.06.2008
Mon ex, ce héros
A ma sortie de taule, Schalk me sert dans ses bras. Il sanglote. Il a eu très peur. L'avocat nous dit que tout va bien maintenant et qu'il nous retrouvera devant le tribunal demain matin à 7:30. Il est pas mal comme mec...
Je ne comprends toujours rien. Je ne ressens toujours rien d'ailleurs. Et Schalk de me raconter :
Il n'était pas question que je passe la nuit en prison. Je n'en savais rien mais Schalk avait lu dans un journal que, 3 jours auparavant, à Sea Point, un blanc a été retrouvé mort au matin dans sa cellule, étranglé après avoir été violé. Il avait été arrêté pour conduite en état d'ivresse...
Alors que je suis enfermé, Schalk rameute toutes ses connaissances jusqu'à trouver un avocat qui accepte de s'occuper de mon cas malgré l'heure tardive. En parallèle, il harangue tous les gradés qu'il rencontre et remonte jusqu'au commandant de la prison. Ce dernier promet de me laisser dans la cellule d'attente (visible depuis les guichets) jusqu'au lendemain matin sans me transférer dans les cellules collectives du fond qui ne sont pas surveillées.
Pendant ce temps, l'avocat réussit à joindre un procureur et le convainc du ridicule de ma situation : pourquoi me garder en prison alors qu'à l'évidence je n'ai aucune intention de quitter le pays, pourquoi serais-je venu me coller de moi-même dans ce guêpier si je savais avoir un faux visa ? Le procureur accepte de me faire sortir immédiatement, sans passer par le tribunal, et vient signer les papiers de liberté sous caution (j'en avais entendu parlé dans les téléfilms américains mais je n'avais aucune idée du comment ça fonctionne c't'histoire). En passant, il en colle une aux flics, leur reprochant leur manque de discernement dans l'application des procédures et l'identification d'un malfaiteur d'un problème administratif. Je paye et je sors. Je passerai en priorité au tribunal demain matin pour être au moins régularisé.
A la maison, il y a les chiens. Je passe une heure sous la douche. Schalk me file un cacheton et c'est déjà le matin.
L'avocat est là qui nous attend. J'aime bien quand il me passe la main dans le dos en geste de soutien. Il parle avec Schalk. Il y a deux possibilités : attendre les résultats de l'enquête administrative et la consultation de mon dossier d'immigration aux archives de Prétoria pour trouver le coupable, un délai d'environ 3 semaines durant lequel je devrais venir "reporter", pointer, toutes les semaines chez les flics prouvant ansi ma présence mais il y a mon départ pour l'Europe prévu dans 4 jours (tiens, c'est vrai, j'avais oublié) que je devrais annuler ; ou bien plaider coupable, payer l'amende et me faire régulariser et ainsi clore le dossier pour pouvoir partir comme prévu.
Je n'arrive pas à réfléchir. Bien entendu, je veux partir et ne pas perdre mes billets d'avion. D'un autre coté, je ne suis pas coupable et crains les conséquences d'un dossier criminel dans ma vie ici.
La rencontre n'aura pas lieu dans une salle de tribunal, la juge nous attend dans son bureau. Présent également l'officier d'Home Affairs d'hier, tout mielleux et lèche cul devant la juge. Chacun expose sa version et la juge prend officieusement position en ma faveur. Reprenant l'énoncé de mes explications de la veille, elle souligne n'avoir encore jamais entendu parlé d'un français fuyant illégalement en Afrique du Sud et regrette que l'officier ai choisit cette manière pour me régulariser. L'autre n'est vraiment pas content de se faire moucher. Cependant, puisque la machine administrative est lancée, la procédure doit être respectée et je dois décider de ce que je veux faire.
A suivre...
16:35 Publié dans Dans la vraie vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.06.2008
Avancez de 3 cases ou tirez une carte chance...
Je la voulais drôlement cette voiture.
Depuis plusieurs jours, je me préparais moralement.
J'avais emmené un bouquin et fais pipi avant. Je partais donc affronter le cauchemar de la queue interminable à Home Affairs car la banque avait bien précisé que pour leur accord final, il fallait que ma carte de séjour "familiale" indique aussi que j'étais légalement autorisé à travailler. Un petit changement à Home Affairs, quoi... Pfff, 3 fois rien...
à 8:00, j'y suis. Vers 10:30, mon tour enfin arrive. Je reste toujours calme, bien qu'ayant répété 4 fois de suite ma requête, quand le visage bovin disparaît avec mon passeport dans les bureaux à l'arrière, sans rien dire. Et un p'tit gros revient et me demande de le suivre car il semblerait qu'il y ait un problème avec mon visa. Malgré mes questions, il ne me dit rien et nous nous enfonçons dans les couloirs.
C'est en entrant dans cette énorme pièce dégueulasse que tout à alors basculé.
Sans que je puisse entendre ce qu'il dit, il remet mon passeport à des types en uniformes assis aux guichets. Ces derniers m'indiquent un coin où je dois me tenir. Il y déjà d'autres personnes, de jeunes noirs, plus ou moins nets. En y regardant de plus près, pas nets du tout d'ailleurs... "Mais, qu'est ce que je fais là moi ? Qu'est ce qu'il se passe ?". Quand je décide de réagir et de me renseigner, je me fais hurler dessus de rester à ma place ou je me fais passer les menottes. Effectivement, certains à mes cotés ont des menottes ou des chaînes au pied... "Putain, mais c'est sérieux là, c'est quoi ce délire ?!". Un galonné s'approche alors et, sans répondre à mes questions, me demande qui a falsifié mon visa. Quelques secondes sont nécessaires pour que je réalise qu'il m'accuse d'avoir un faux visa. Mon numéro n'est pas dans leur système informatique, c'est donc un faux. Depuis 3 ans, je suis illégalement dans le pays, il veut savoir où je l'ai acheté.
Tout d'abord, je rassure, j'habitais bien à Prétoria, tout à été fait là bas. Face à ce mur qui n'entend rien de mes explications, j'ai soudain une parole malheureuse "ce n'est pas de ma faute si l'incompétence bien connue d'Home Affairs fait que mon visa ne soit pas enregistré dans leur système". Oui, bon, ça ne lui a pas plu et forcément, il se casse... Une connasse, galonnée également, vient alors me crier que je vais être expulsé. Je lui réponds sur le même ton qu'elle n'a pas à me parler ainsi. Elle hurle qu'elle parle comme elle veut et que si je ne suis pas content, je vais pouvoir en parler à mon avocat. J'ai le droit à un appel avant d'aller en prison, elle se réjouit de savoir si je connais son numéro par coeur... "Ouh la" et je continue de lui gueuler dessus... Encore un peu plus tard, un autre vient m'informer de me tenir prêt, d'enlever bijoux (j'en ai pas), lacets (j'en ai pas), ceinture (pas plus) et me tend une enveloppe où mettre portable et portefeuille qui me seront restitués à ma sortie d'Afrique du Sud... Et puis, Je reste là. On m'oublie dans mon coin... 1 heure, 1 heure 30...
Je me planque, attrape mon enveloppe et envoie un texto à Schalk, indiquant brièvement où je suis et ce qu'il se passe. Il répond qu'il arrive. Ouf. Une autre heure, je suis toujours dans mon coin, assis parterre et toujours rien. Ne pas penser, envie de pisser et d'une clope mais rien d'autre. Ne pas écouter les cris, les injures, les coups. Ne pas avoir peur, ne pas montrer sa peur, créer une barrière mentale entre eux et moi. J'ai le temps de me conditionner : pas d'émotion sinon j'allais péter les plombs. Enfin, je vois le visage de Schalk à l'autre bout, derrière les guichets. Il semble décomposé... Oops, ne pas penser, ne pas ressentir.
En m'emmenant dans une autre pièce pour être interrogé, j'ai le temps d'apercevoir Schalk dans celle d'à coté. Lui ne me voit pas. Même questions bien que sur un autre ton, même réponse de ma part, essayant d'expliquer que puisqu'il s'agit d'un rapprochement familial, ma carte de séjour est très facile à obtenir, presque renouvelée systématiquement et qu'en plus, elle est gratuite. Vraiment, quel serait mon intérêt à vouloir en acheter une fausse... Et toujours cette réaction bovine en face de moi qui me rend dingue : je parle à un mur !
Enfin Schalk vient me rejoindre. J'ai faillit craqué. Rien à faire, ils ne veulent rien entendre. Mais puisque Schalk a brandit la carte homophobie, je ne serai pas expulsé. Je reste arrêté et serai jugé après enquête auprès des services de Prétoria. En liberté conditionnelle durant les 3 semaines de l'enquête, et puisque le tribunal est maintenant fermé car il est plus de 18:00, je vais être transféré en prison jusqu'à demain matin. Schalk est au cent coups, pas moi. J'ai de la chance : transfert sans les menottes.
Je vois Schalk nous suivre. Il doit rester dans la cour alors que je franchis les énormes grilles. Cellule d'attente et on m'oublie encore. L'odeur, les bruits et les cris sincèrement inhumains, les allées venues, arrivages de prisonniers, transferts, baston. J'ignore tout le monde, je suis enfermé dans ma bulle. On me fout la paix. Je peux apercevoir une pendule, il est 19:20. Je sais que les flics parlent de moi car ils me regardent de temps en temps. On me tend un papier. Un mot de Schalk me disant de ne pas m'inquiéter, de tenir le coup, qu'il s'occupait de tout.
22:00, un flic vient me demander si j'ai du liquide sur moi et si je peux payer ma caution au cas où je pourrais être libéré. Je ne comprends pas vraiment de quoi il parle mais il y a R2 300 dans mon portefeuille.
23:10, on me sort pour rencontrer un type, mon avocat (?!) accompagné d'un gros noir. Ce dernier engueule les flics en Afrikaans, je n'arrive pas à suivre. Il parle longuement, encore fâché, me regarde, remplit et signe des papiers. L'avocat ne dit rien. Je ne sais pas ce qu'il se passe. Le gros s'en va et puis tout le monde. Bien qu'encore derrière de grosses grilles, je reste tout seul comme un con. J'apperçois Schalk dans la cour, il lève le pouce en souriant. Je peux voir qu'il a pleuré.
23:45, ils reviennent, me tendent mon enveloppe et me demande de payer R2 300 de caution. L'avocat sourit. Je signe ce qu'on me tend et on m'ouvre les grilles pour sortir. Schalk est là, c'est fini, on rentre.
A suivre...
17:49 Publié dans Dans la vraie vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.06.2008
Ce ne sont pas tes affaires !
Le guest house est maintenant sur des rails et donc... je me fais chier.
J'ai bien encore quelques rénovations à effectuer cet hiver mais bon, 'pas déconner, c'est vraiment pas la mer à boire.
Je suis dans une prison dorée d'où je ne peux sortir de tout l'été, je ne me sers que très peu de mon cerveau (qui a complètement fondu, j'ai perdu tous mes réflexes corporates) et les personnes avec qui je passe le plus de temps sont les femmes de ménage et jardiniers Xhosas.C'est un drôle de boulot que je ne me vois pas encore faire pendant 10 ans. C'est usant, on est tout le temps en scène, en représentation. Si j'ai pris l'habitude, une fois sorti de mon territoire, d'être toujours souriant, serviable et disponible, j'ai beaucoup de mal à vivre l'absence de vie privée durant la haute saison (environ 6 mois). Par chance, j'ai un contrat d'enfer. Je suis correctement payé, complètement indépendant, des moyens vraiment importants pour offrir le top du top. Ouep, je trouve encore le moyen de me plaindre !
Et puis, c'est pas avec un guest house que je ferai fortune. Si je vis bien, plutôt tranquille car j'ai pas mal de personnel, y'a quand même pas de quoi trembler à l'arrivée de la feuille d'impôt. C'est plutôt un style de vie ; tu es payé pour être gentil avec des gens que tu accueilles dans ta superbe grande maison de rêve dont tu ne profites même pas. Toi, tu te planques dans ton trou à l'arrière pour avoir la paix et éviter que tes pingouins viennent te demander la permission de faire pipi.
Bref, je me suis fait une vie à moi ici avec mes chiens, mes amis, mes amants et mes emmerdes. S'il est clair qu'il y a peu de chances que j'y vieillisse, j'ai quand même bien l'intention d'y rester encore un moment. Oui, à plus ou moins long terme, mes cogites m'emmènent vers l'Amérique du Sud, je ne sais pas encore vers où (Le Brésil ?) mais sans doute pas dans un guest house.
Pendant un moment, j'ai même considéré le trafic de diamant. Pour une fois que je me mettrais quelque chose dans le c### et que ça me rapporterait des sous, tant qu'à faire... Mais bon, pareil, faut des fonds, des contacts, etc.Pour cet hiver, peu de guests et de résa. Normal puisqu'il y a des malins qui se foutent sur la gueule dans les townships. ça va pas aider non plus, ça refroidi l'chaland. J'espère que ça va se calmer rapidement qu'ils ne nous foutent pas la prochaine saison en l'air. Pour le coup, j'irais retrouver Le Beau Jacques plus rapidement à Sao Paulo, tiens.
Dans l'histoire, j'ai hérité d'un couple de Zimbabwéens, employés par Schalk, que je planque dans le staff quarter à l'arrière à coté de la cuisine.. La nuit, c'est chiant, je ne peux plus aller chercher des yaourts tout nu...
22:51 Publié dans ça c'est Palace ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
15.06.2008
Kassdedi au Poussin
Bon, une chose est sure, Sex & the City, c'était pas une bonne idée pour changer les idées de mon ex qui veut quitter son mec parce qu'il le trompe... Mauvaise pioche !
Alors, pour essayer de parler d'autre chose, je lui ai demandé de m'aider à trouver 6 tic tac toc comme le Poussin me l'a demandé (je n'arrivais pas jusqu'à 6...). Il a adoré l'enfoiré !
- 1 - Je nettoie toujours mes chaussures avant de sortir. Je les cire, gomme ou passe l'éponge mais impossible d'y échapper même si je suis en retard, qu'elles en aient besoin ou non.
- 2 - Je ne supporte pas d'avoir les ongles longs. Je les coupe très souvent car je n'aime pas avoir 1mm de blanc au bout de la partie rose. Et il me faut le coupe ongles spécial, le petit, celui qui passe bien partout. Quand je le paume, j'enrage. Si par malheur, je n'ai pas pu me couper les ongles, je cache mes mains parce que je me sens sale et suis un peu honteux. Après la coupe, je ne les lime pas mais les passe rapidement en aller et retour sur n'importe quel tissus pourvu que ça soit du coton (jeans, draps, etc.).
- 3 - J'adore péter boutons et points noirs. Sur moi, sur mes mecs et même sur les personnes que je connais un tout petit peu et avec qui je suis à l'aise physiquement. ça ne m'écoeure pas, c'est tout le contraire : dès que j'en vois un, je ne peux pas m'empêcher, je ne vois que lui et ne pense plus qu'à lui. Avec Schalk, j'oubliais même parfois qu'on était en public. Il dit aussi que des fois, je les invente...
- 4 - Quand je me concentre, je me colle un doigt dans le nez, surtout devant l'ordinateur (j'y passais des jours et des nuits quand j'avais le journal), et je ramène tout ce que j'y trouve... Ensuite, je roule un peu l'objet de ma pêche avant de le jeter, d'un air dégagé parait-il, dans le cendrier.
- 5 - Je ne remets jamais sous-vêtements ou chaussettes déjà portés, ne serait-ce qu'une demi-heure. C'est dégue, je n'y arrive pas. Même au saut du lit, pour aller chercher le pain sachant que je ne suis pas lavé et vais me recoucher dans 15mn, même pour une urgence, rien n'y fait, je préfère ne pas en mettre.
- 6 - Si le téléphone fixe sonne ou si je dois passer un appel, j'entame également une partie de Freecell. Le combiné dans la main gauche, la souris dans la main droite, je suis pleinement concentré sur ma conversation et ne pense pas au jeux. Des fois, je me fais gaulé par ceux qui m'ont vu faire et reconnaissent le p'tit cling du mauvais déplacement de colonne et je sais que ça énerve mais je n'arrive pas à contrôler. Si en début de conversation, je me force à ne pas jouer, au bout d'un moment ma main va directement à la souris avant que je ne réalise ce qui est train de se faire.
Voilà. Maintenant, je doute de l'aspect revalorisant de l'exercice Poussin.
Autre partie également peu facile, trouver des victimes à qui refiler le bébé. Au vue de mon retard, tous ceux que je connais on du s'y coller déjà et comme je ne suis pas très très présent dernièrement... Mmp, désolé ma belle mais y'a pas de raison. Olivier qui s'y est déjà peut être collé mais comme il faut que je passe lui faire un bisou... et Hoplàlavoilà parce qu'elle ne nous en fait pas lourd en ce moment ! Pas la peine de me remercier, faîtes donc ça au Poussin.
21:54 Publié dans Les bonnes manières et l'élégance par... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.06.2008
Des nouvelles fraîches ?
En gros, ça fait :
- j'ai toujours pas arrêté de fumer mais c'est en projet,
- ça me fait de moins en moins bander de servir le p'tit dej,
- encore loupé l'Eurovision, un de mes rendez-vous sacrés avec mes potes quand j'habitais Paris. Du coup, je me sens ringue total,
- j'ai largué Ed puis Wynand, George et Laurent (mais ça c'était les deux en même temps),
- Wynand est de retour depuis 3 nuits,
- j'ai choppé une inflammation de la prostate... vraiment les yeux plus gros que le ventre...
- m'inscrire à la gym, oui, peut être... ça me ferait du bien. Il parait que c'est un bon spot, surtout les vestiaires.
- je porte des lentilles. Tout va bien, juste besoin de 3 heures pour les enlever,
- j'ai acheté une belle voiture que je me la pète grave avec,
- j'ai toujours un gsm naze,
- je ne suis pas allé en Europe comme prévu en avril ni en mai, j'irai en septembre si tout va bien,
- à la place, j'ai passé une journée en prison sans passer par la case départ ni toucher les 20 000 francs,
- fait froid, l'hiver s'installe doucement, ça veut dire tempêtes et feux de cheminée,
- j'ai enfin reçu la saison II de Dynasty commandée il y a 3 mois. J'ai retrouvé Le Beau Jef, Steven et cette conne de Krystel.
23:04 Publié dans Au bout du monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.02.2008
Sus aux cannons * !! **
Tous les jours à midi pétante, depuis Signal Hill, on tire le Noon Gun.
Aujourd'hui, depuis le parlement, 21 coups de cannons supplémentaires ont été tirés en l'honneur de la visite de Sarkozy.
Vous pariez combien qu'ils l'ont encore loupé ces cons là ?!
* Ben quoi ? Oui, SpicyNIco est mon blog de référence, et alors ?!
** Vous l'écrivez comme vous le voulez, je ne veux rien savoir !
19:12 Publié dans Bad girls | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : homosexualité, gay, mauvais tireurs
27.02.2008
ça faisait longtemps...
... et ça me manquait.
Il m'arrive souvent de penser aux choses que j'aimerais confier ici lorsqu'elles se produisent, comme ce coup de fil de la 5, à 20:26, alors que ces 2 connasses prétentieuses savent pertinemment que je suis au pieu, à l'agonie (au moins ça !), pour connaître mon opinion sur le resto qu'ils ont choisis : "je hais les pédés qui se la pètent parce qu'ils sont dans un 5 étoiles". Mais je ne le fais pas sur le moment, passe à autre chose et la journée est déjà terminée...
A l'inverse de ce que je viens de lire chez Monsieur La Fée, ce blog ne m'a pas encore permis de réelle rencontre. Normal me direz-vous, j'habite à l'autre bout du monde. Ouep ! Et grâce à la distance prise durant ces mois de silence, j'ai réalisé que j'avais écrit ici pour moi. Principalement, pour ne pas oublier. Et même si, en relisant, c'est souvent le "peu mieux faire" qui me vient à l'esprit, je suis aussi content de ces moments, pensées, prises de position ou règlements de compte inscrits ici. Plein de petites choses que j'avais oublié. Je regrette qu'il n'y en ai pas d'avantage, pour moi. Comment ça tout le monde sait ça ?!! Oui ben bon, je découvre !
La saison continue de battre son plein. La maison est pleine et je suis ravi. Tout c'est bien passé jusqu'à présent, explosé les prévisions, j'ai fait un max de sous et je prends 1 mois de vacances fin mars. Voyage marathon entre Rabat, Biarritz, St Malo, Paris et Londres mais je vais revoir ce que j'aime et qui me manquent. J'ai embauché un day manager depuis lundi ; je vais pouvoir lever le pied et avoir enfin une vie perso. C'était le seul bémol jusqu'à présent, même pas pu profiter de l'été, trop peur de ne pas pouvoir assurer le lendemain.
J'ai accueilli un tas de gens sympathiques, intéressants, attirants mais toujours revêtu de l'uniforme du host. Rien n'accroche, tout glisse sans que ça se voit, le sourire, la chaleur, la convivialité sont professionnels. C'est mon boulot de paraître gentil, attentif, serviable et disponible. Il n'y a pas d'hypocrisie ou de cynisme, je m'investis sincèrement. Seulement, il s'agit d'un travail et comme un acteur quitte son rôle à la tombée du rideau, je redeviens moi entre 01:00 et 06:00 du mât.
J'ai eu la visite de mes potes préférés. Pas passé suffisamment de temps avec eux à cause du boulot. Pas facile de concilier les deux en pleine saison. Mais comme dit Jo : "on va quand même pas venir te voir en plein hiver non plus, y'a personne à tirer". Le Beau Jacques est également de retour jusqu'à fin mars. Quel plaisir ! Mais vous voulez que je vous confie un truc ? Le Beau Jacques, ben... il est moins beau, voui ! Oh ben ça m'a fait un choc. Il a bien pris 15kg, commencé de perdre ses cheveux... mais bon, il a toujours cette lumière dans les yeux et nous avons rendez vous début mars pour un week end Ayahuasca à Clain William, au milieu des grottes pleines de peintures rupestres et de loups qui nous attendent le matin pour jouer.
J'ai également rencontré le nouveau de mon ex ! Beaucoup plus facile que je ne m'y attendais finalement. Malgré ses sourcils trop épilés, son rire de crécelle et ses mains qui s'agitent, c'est un joli garçon, intéressant. Schalk semble heureux même si l'autre va un peu trop vite à son goût. J'ai retrouvé cette complicité du départ avec Schalk, c'est dommage que le quotidien nous l'ait enlevé aussi longtemps.
Quelques doutes sur la pérennité de la vie tranquille en Afrique du Sud suite à l'élection de Zuma à la tête de l'ANC, aux affaires de corruption au plus hauts niveaux qui commencent de sortir dans la presse et à la crise énergétique qui va s'aggraver (même Le Monde s'y met aujourd'hui avec un article sur Thabo Mbeki)... Commencer de penser à une solution de replis, pour demain ou dans plusieurs années ? Je ne sais pas mais je regarde le Brésil et le Vietnam avec plus d'intérêt.
Et pour terminer, une réflexion toute personnelle : je surfe sur plusieurs sites de rencontres, locaux (ben, faut que je m'occupe entre 01:00 et 06:00 !) et français (je prépare mes vacances !). Eh ben, c'est à Paris qu'on trouve les plus beaux mecs !! Ouep et y'a pas photo !! Donc, damoiseaux, j'arriiiiiiiive !!!
Note perso : Parrain, tu savais qui était réellement Marge ?!!
21:13 Publié dans Au bout du monde | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, pas étanche mais c'est bon pour la ligne
20.01.2008
Et bonne année
12:05 Publié dans Les bonnes manières et l'élégance par... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, paire de voeux
14.10.2007
Tatie Danièle veille aux grains
Je crois que je vais devoir être vigilant. J'ai peur de devenir chiant en vieillissant.
Quand j'ai accepté ce boulot, j'ai signé une espèce de contrat moral avec mes boss : ils investissent, je fais le boulot et on se partage les bénéfices. C'était plutôt cool et ça m'allait très bien.
D'accord sur les grandes lignes : pour les 4 prochaines années, je m'occupe de A à Z de la maison, du personnel, des guests et je rends des comptes. Ce n'est pas une très grande responsabilité, ce n'est qu'un guest house. Mes boss eux voyagent et je ne les ai pas dans les pattes.
C'est ce que je pensais car, bien entendu, de la théorie à la pratique, y'a souvent un couack
En août dernier, premier couack, mon boss s'emmerde en vacances et prend un billet d'avion pour venir passer 3 semaines ici ... Ah ben là, non ! ça ne va pas être possible et j'ai refusé. ça n'était pas dans notre contrat, il ne devait revenir qu'en septembre pour voir l'avancée des travaux et me remplacer pendant ma semaine de vacances. Ouais, je sais, c'est bizarre de refuser à son boss de revenir chez lui mais j'ai parfois des arguments imparables.
Dès le début de sa visite en septembre, j'ai vu que ça allait coincer. J'avais pris toute la place, j'étais ici chez moi, la maison marchait comme je voulais et il ne savait plus où se mettre. En théorie, c'était le but souhaité. En pratique, invivable pour lui car c'est tout de même sa maison. J'ai bien essayé de faire le dos rond les deux premiers jours mais j'ai fini par exploser et je l'ai viré.
Je regardais tout cela, tensions, engueulades, conversations interminables et inutiles, coupages de cheveux en 4 et autres enculages de mouches, avec un détachement étonnant et c'est d'un ton très calme que je lui ai demandé de partir. Mon coté raisonné en est resté bouche bée : "non mais c'est pas possible là, tu te rends compte que t'es en train de virer ton boss ?!". Et moi de continuer "ouais et c'est un con qui se comporte comme tel, donc pas de quartier !".
Je m'interroge pourtant. Non pas sur le fait de l'avoir viré car d'une part, c'était salutaire pour moi et pour l'avenir (il n'y en aurait pas eu autrement) de notre relation professionnelle, d'autre part, j'ai appris par la suite qu'il n'avait jamais pu avoir de collaboration professionnelle avec qui que ce soit et que je n'étais pas le premier. Non, je m'interroge d'avantage sur mon changement de caractère. Parce qu'il me prend la tête, je peux aujourd'hui virer un mec qui me propose un pont d'or, sans trop réfléchir, sans voir plus loin que le bout de mon nez et sans état d'âme.
Qu'il soit socialement et professionnellement con, soit. Il me fait honte devant les guests, est incapable de faire une salade de fruits et n'a aucune psychologie face au personnel. Mais je ne vaux pas mieux, à couper la branche sur laquelle je suis assis. Car si je pars d'ici et retourne chez moi, mes revenus ne seront certainement plus les mêmes (dingue comme on s'habitude vite à ce que ça retombe correctement et régulièrement) et surtout, reparti pour mourir d'ennui entre mes 4 murs et mes 6 guests potentiels.
Je n'arrive pas à le formuler mais ce coté aigri, intransigeant m'inquiète. Je n'étais pas si dur auparavant et je n'arrive pas à pointer la date ou la raison de ce changement d'attitude. Plus jeune, je n'aurais pas agi de la sorte et j'ai peur de devenir un vieux con et d'envoyer balader tous ceux qui m'emmerdent.
21:05 Publié dans Dans la vraie vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, travailler, c'est trop dur, tu me cherches, tu me trouves !
08.10.2007
Service en chambre
Ah ben, je m'investis corps et âme dans mon job !
Il a débarqué à 17;30 de l'aéroport. Canon ! Je l'ai installé dans la 3.
A 21:30, il était dans mon lit, Il y est resté 4 jours.
J'vous jure que c'est la première fois mais pas la dernière.
Et pourtant, rien n'était prémédité (même pas vrai, j'en avais parlé à Jérome avant puisqu'il avait envoyé son email de réservation depuis un site gay où je fais de la pub) car rien n'était moins sûr qu'il me plaise, que je lui plaise ou qu'il soit même dispo. Bon, dispo, il ne l'est pas mais on n'est pas ici pour parler de ça.
La recette marche par paires : deux verres de vin au Loft, deux échanges de regards, deux allusions et deux attouchements dans le dos où la main s'attarde plus que nécessaire et hop ! affaire conclue. En fait, je me suis apperçu que c'était comme le vélo, ça ne s'oublie pas. De là à ce que ça soit toujours aussi rapide, ça doit être la chance des débutantes.
J'ai un peu réalisé mon rêve d'être tenancier de bordel, sauf que ça n'est pas encore un bordel ici et que la gourgandine, c'était moi car là où je me suis vraiment senti très mal, c'est quand j'ai du lui présenter la facture pour une chambre où il n'avait pas mis les pieds (mais il était rentré officiellement dans le système c't'andouille, impossible de l'effacer).
Je me suis fait gaulé par les voisins (deux connasses jalouses, ouais, qui tiennent aussi un guest house juste en face) qui nous ont vu nous embrasser sur ma terrasse (note pour le jardinier : bien arroser la glycine pour qu'elle pousse en hauteur). Dans les 10mn suivantes, je recevais 3 appels me demandant si j'avais vraiment osé me taper un guest. Parait que ça se fait pas. Mais euh... tant qu'on se fait pas choper... (note pour moi même : acheter de l'engrais pour la glycine).
Je vous ai dit qu'il est français (sont très très bien ces p'tits français, j'avais oublié) et qu'il revient début novembre ?
17:44 Publié dans ça c'est Palace ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, bordel, nu avec coiffe et tablier de soubrette, mais je fais payer très cher
07.10.2007
Tout fout l'camp !
Sans vouloir tuer le suspense, inutile de raconter des cracks : j'ai échoué !
Je ne suis pas une bonne mauvaise. Lamentable.
Et Le Beau Jacques de s'en aller rejoindre son trav, fil de p### brésilien, là bas, de l'autre coté de la terre, à Saint Paul de chez eux qu'ils ne savent même pas appeler correctement.
Pour dire vrai, à entendre la manière dont il parlait de son chéri, je n'ai pas eu le coeur à tenter quoi que ce soit. Il l'aime trop. Et pourtant, tout plein d'occasions intenses ou romantiques. Comme cette nuit passée à Greyton, petit village d'allure très anglaise à 200km du Cap, à boire de l'Ayahuasca avec des chamans amérindiens ; cette escapade dans les montagne pour dormir dans un vrai tepee, assis près du feux, enroulés dans nos couettes respectives à échanger sur nos hiers et nos demains sans fausse pudeur ; ces nuits à se cailler, le cul dans le sable de Clifton, à boire du champagne à la bouteille en parlant aux étoiles, l'empreinte de nos pieds joints gravée à tout jamais dans le sable au Poncraz ; ce jour de tempête à regarder les lames nous passer tout autour alors que je le tenais au chaud contre moi, blottis derrière le phare au bout de la jetée.
Il y avait longtemps que je n'avais pas rencontré quelqu'un dont je me sens aussi proche. Je ne parle pas seulement d'attirance physique. Je parle surtout de larges connections, de centres d'intérêts communs, de recherches spirituelles parallèles, d'attitudes et de choix similaires et de pouvoir échanger dans ma langue. Son français est parfait.
Je l'ai déjà dit, j'ai souvent la nostalgie de rigoler en français, de dire des conneries, de reprendre des expressions traduisant si bien un instant ou une pensée, de jouer avec le ton et insinuer le contraire des mots qu'on prononce.
Après son départ, je me suis senti vraiment seul.
Je connais maintenant pas mal de monde ici mais principalement en mode superficiel. Je n'y ai pas d'ami. Mon ex n'est pas encore un ami, notre rupture est trop fraîche. Mes potes Jo et Patric sont à la Réunion, je les vois une fois par an. Mes vieux amis Martin et Anita sont en France et le fil est un peu coupé. Découvrir Jacques ici a réveillé ce besoin d'amitié, d'échanges profonds et sincères. Et cet andouille est parti apprendre la samba ! J'étais même prêt à des concessions, comme de laisser Pablo là s'occuper de tout ce qui est sous la ceinture de Jacques pourvu qu'il me laisse ce qui est au dessus.
Etranges réflexions pour comprendre si cette impression d'adieux constants à beaucoup de gens, d'endroits, de choses est liée à l'âge et au temps qui passe, à ma situation géographique et à mon style de vie ou s'il s'agit simplement d'une espèce de karma perso. Quitter la France, il y a plus de 7 ans en laissant des amis chers, certains membres de ma famille vieillissent et les au revoirs vont peut être devenir des adieux ; partir de la Réunion et y laisser mes potes ; rompre et puis bientôt divorcer ; Jacques.... Chier !
Seule la perspective d'avoir de nouveau un ordinateur a réussi à chasser ce gros coup de cafard. ça craint !
10:45 Publié dans Au bout du monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, amitié, départ, non mais quel pignou
04.10.2007
Bien équipé !
Un des outils essentiels pour surfer sur le net, voire écrire plus ou moins régulièrement sur un blog, c'est bien un ordinateur et tant qu'à faire, un ordinateur en état de fonctionner.
Ayant déjà affronté les embuches des coupures intempestives d'ADSL, les plannings de travail un peu trop surchargés, il me fallait avancer d'une case pour cette nouvelle étape : l'ordinateur kapout !
C'est fait, j'ai testé pour vous : l'ordinateur qui fond. Ah ben là, ça marche moins bien, forcément.
Remarquez, on me le raconterait, je n'y croirais pas non plus. Pourtant, je l'ai vu comme je vous vois ma bonne dame ! J'ai même dormi avec, c'est vous dire. Donc oui c'est vrai, mon ordinateur portable a fondu !
Et c'est là qu'on se doit d'admettre qu'il est heureux que le ridicule ne tue pas parce que c'est (un peu ?) de ma faute cette histoire. J'explique :
Comme les livres en français, ici, au Cap, sont aussi rares que les QI supérieurs à 100 sur l'île de la Tentation, je téléchargeais pas mal de trucs pour lire plus tard, au lit, sur mon portable. Et dormant seul dans un king size, je virais l'ordi sur le coté au moment de m'endormir. Génante sa petite lumière verte ? Mais non, je lui collais un oreiller dessus. Tout marchait très bien, on se réveillait cote à cote le matin, parfois même nous partagions un moment le même oreiller, mignon quoi. Jusqu'au jour où mon antiquité, voulant me signifier qu'il en avait marre d'étouffer toute la nuit, est monté en température au point de devenir tout mou : écran, clavier, composants intérieurs...
Le mec chez qui je l'ai apporté pour tenter de récupérer les infos de mon disque dur n'a d'abord pas voulu me croire. Mais je dois dire qu'il s'est appliqué : il a tout retrouvé (même certaines images...). Il fallait ensuite que quelqu'un arrive de France avec un clavier adéquat (comme Sheila, hein Poussin). Et voilà, tout un mois.
Alors bien sur, j'ai plein de trucs à raconter : le départ du Beau Jacques, comment j'ai viré mon boss, les fleurs sauvages sur la Côte Atlantique, mon ex qui essaye de faire un retour, comment j'ai tiré le guest de la 3 (et qui revient bientôt), etc. Je vous ai dit que Le Beau Jacques était parti ? ... Ah... Et que j'ai DORMI dans un typie avec lui ?... Voyez...
Mais ça ne sera ni pour ce soir, ni pour demain soir. Demain soir, y'a personne donc pince fesses de connasses à la maison ! Y'aura même la maman de Steve.
21:30 Publié dans Dans la vraie vie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, retour, le WIFI c'est chouette
08.08.2007
Mais si ! Je suis une mauvaise !
Le Beau Jacques est de retour.
Il est enfin rentré d'Europe où, après une dernière ballade sur les chemins de St Jacques de Compostelle, son ... mmpffrr ... chéri l'a rejoint pour continuer sur l'Italie (Naples, Rome et argh ! Venise), la Grèce (Cyclades et Athènes), Paris et finalement Londres.
D'abord, c'est pas humain de raconter tout ça à un gars (moi !) pour qui billet d'avion rîme avec orgasmique ; qui n'a pas quitté Cape Town depuis bientôt 2 ans et, pour terminer, qui n'a fait aucun commentaire (mais si, je peux le faire) sur le fait d'y être aller avec son 'tain d'sa race d'empaffé de chéri (vraiment, c'est pas original, hein ?).
Bref, je devais avoir une langue pendante et un regard de midinette confite hier soir. Parce que ça lui va bien, au Beau Jacques, les vacances, l'été, un bronzage doré, les poils de ses avants bras blonds... Merci de ne pas poser la question car oui, il est toujours amoureux de son... Bref !
Non seulement il est top canon, Le Beau Jacques, mais en plus il est très intéressant. J'aime sa conversation, ses argumentations, ses points de vue inhabituels. Pendant plus de 3 heures, nous avons rattrapé le temps perdu. Là où j'ai scotché, c'est lorsqu'il s'est mis à évoquer des doutes sur son prochain déménagement à Sao Paulo.
Je n'ai pas voulu m'engouffrer de suite dans cette brèche. Je n'ai pas non plus cherché à le rassurer. J'avais besoin des conseils de la nuit pour affiner ma tactique.
Quoi ?!
Je sais... je n'en suis pas très fier mais je l'ai dit en titre, j'ai décidé d'être une mauvaise sur ce coup là ! Et de tout faire pour qu'il ne parte pas à perpète là où je ne le verrais plus. Il devrait normalement partir fin septembre. ça va faire court, hein ? Alors, plutôt que de perdre du temps à me faire la morale et me dire que ça n'est pas bien, laissez donc parler la mauvaise qui sommeille aussi en vous et transmettez moi ses conseils, ses manigances pour arriver à mes fins.
Je suis une mauvaise débutante, je ne sais pas très bien faire...
14:10 Publié dans Bad girls | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, y'a compète, il faut que je sois la meilleure mauvaise !
06.08.2007
Il n'y a pas que les lendemains qui chantent
J'ai définitivement beaucoup trop bu samedi soir.
C'était la réouverture du Bronx après leur déménagement de l'autre coté de la rue. Open bar, la vodka red-bull tombait du ciel et il y avait du beau monde. Plus particulièrement ce p'tit brun, Varney, que je ne semblais pas laisser indifférent. Habituellement, je l'aurais gentillement éconduit. Trop jeune, je n'ai pas vocation d'instituteur. Mais bon, allez savoir pourquoi, l'euphorie des bonbons du moment sans doute... Dans un coin, je me suis laissé convaincre.
Quoi ?! Eh, oh, ça faisait un moment que... ben rien, justement ! Alors...
Nous convenons d'aller dormir chez lui. Mieux vaut prendre sa voiture, je récupérerai la mienne dimanche matin. Dehors, il y a bien ce type qui nous suit alors que nous... étudions attentivement chaque recoin sombre de la rue. Ah ? C'est son cousin ? Ah ? Et pis c'est aussi sa voiture donc il va conduire ? Et pis on s'assoit tous les 2 derrière pendant qu'il conduit ? Ben... d'accord alors.
ça me fait tout de même drôle de croiser le regard de ce type, dans son rétroviseur, alors que le Varney me ... montre son intérêt. Mais bon, puisqu'il parait qu'on va dormir chez lui et qu'il est hétéro...
Il fait sombre dans la maison et puisque la femme du cousin dort, nous montons discrètement sur la mezzanine trouver un grand lit. Pas besoin d'un instituteur, Varney, il sait déjà tout. Une observation tout de même : une mezzanine, c'est pas vraiment discret quand on tombe sur quelqu'un qui... verbalise, haut et clair, tout le bien qu'il pense de ce qui lui arrive.
Le réveil est aussi agréable que l'endormissement. Encore moins discret.
Retour au calme, nous allumons nos cigarettes quand Varney se met à demander quelque chose tout fort en Afrikaans (précision pour la suite : officiellement, je ne pipe pascomprends pas l'Afrikaans). Et la cousine d'apparaître dans l'escalier, comme sortie de nulle part, avec son cendrier et son sourire... Ils commencent de parler, alors que Varney me pousse, ouvre la couette et que la cousine s'installe avec nous dans le lit... 30 secondes et le cousin se ramène à son tour, en caleçon, ouvre la couette, pousse tout le monde et s'installe, royal, dans le plumard... Oooh boy...
Je n'ai jamais encore été présenté dans ces conditions. On n'est pas bien là, tous les 4, hein ?! Comme personne ne me demande mon avis, je le garde pour moi, tout en m'interrogeant sur la pente qu'est en train de prendre cette situation. Mais non, les cousins papotent entre eux en Afrikaans. Sans rien laisser paraître, je sais qu'on commente mes attributs et performances avec force détails quand à la taille et l'utilisation que j'en fais.
Tétanisé, je choisis cependant de faire comme si tout était normal. C'est sans compter sur Varney, à l'étroit dans ce lit surpeuplé, qui me fait plus que des chatouilles à l'endroit où ça fait du bien, tout en continuant sa conversation... (mais où que j'chui tombé moi ??!!).
Et puis d'la merde ! Ils veulent du spectacle ? On va leur en donner ! J'ai fait comprendre aux cousins qu'il était temps pour eux de redescendre. Que je t'ai attrapé le p'tit Varney et lui ai donné toutes les raisons de pousser des vocalises. Il veut un dernier round ? On va lui donner de la voix ! Non mais !!
15mn plus tard, en descendant, je réalise qu'on est dans une espèce de loft, qu'au rez de chaussée, il y a le salon, la cuisine et la chambre des cousins dans un seul open space et que, depuis hier soir, les deux là doivent suivre le match en direct...
Rassurez moi. il n'y a pas qu'à moi que c'est arrivé, hein ? HEIN ?!
15:12 Publié dans Bad girls | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, lendemain qui chante, hétéro très ouverts, trop ouverts
01.08.2007
Grand concours
20:10 Publié dans Grand rapportage | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, chine, ça a du bon le métissage...
31.07.2007
Une autre vie
C'est Bosco qui m'a appris à conduire sur les pistes. Normal, on s'en est tapé plus de 1500km tous les 15 jours pendant plus de 3 ans.
C'est ce dont je me suis rappelé hier en rentrant de Ceres. Pleins de souvenirs, beaucoup de bons, d'autres moins, de cette époque lointaine où j'avais une agence de voyages au Burundi. J'ai l'impression qu'il s'agit presque d'une autre vie.
Lorsque j'ai atterri à Bujumbura la première fois, dans cet aéroport en forme de chapeau de Caliméro, Bosco était déjà là. Il était le chauffeur du bus de ce premier groupe de touristes. Il sera celui de tous les suivants. Je débarquais en Afrique, fort de mon désir de m'y installer et d'une toute petite expérience au Mali, sans rien y connaître. Bosco était Tutsi Rwandais réfugié au Burundi à l'âge de 6 ans depuis un précédent massacre inter-ethnique 20 années auparavant. Timide, il parlait peu. Je me devais de le conquérir car j'avais besoin d'un appui là où je ne connaissais ni ne comprenais rien.
Le circuit se qualifiait d'aventure. Nous promenions nos pingouins entre le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie et le Zaïre de Mobutu (tout comme le soleil se lève...). Les gorilles de Dian Fossey, les chimpanzées de Jane Goodall étaient à la mode. ça marchait bien.
Oscar Wilde a dit que chacun connait 15mn de gloire au cours de sa vie. J'ai eu 3 ans. J'ai été le premier étranger à passer le diplôme de guide officiel Burundais. J'ai rencontré plusieurs fois le Président Buyoya, et même une fois Mobutu (c'te trouille !), mais j'étais plus copain avec le Premier Ministre. Je servais surtout d'alibi au Ministre du Tourisme qui trompait manman avec tout ce qui bougeait. La femme de l'Ambassadeur de France m'appelait "mon enfant" et venait nous accueillir à notre retour à Nyanza Lac après 3 jours de bateau en Tanzanie avec des sambousas frais (la Renault 25 blanche avec les petits drapeaux devant... fallait voir la tronche de mes touristes... ). Le conseiller commercial aussi m'aimait bien. Je n'ai réalisé qu'après qu'il était peut être... Je passais les fêtes avec l'ancienne famille royale. La Princesse Esther et nos énormes cuites au gros rouge. La Princesse Jova qui avait tout envoyé balader et ouvert son restaurant dans le quartier asiatique. Je passais à la télé et donnais des conférences, ben voyons... Aujourd'hui, je réalise que j'étais complètement inconscient. Rien ne m'arrêtait.
Curieusement, je n'ai jamais eu la grosse tête (jusqu'à aujourd'hui) Je passais tellement plus de temps au fin fond de nulle part, sous une tente dans des endroits magiques, à manger de la poussière et sortir le minibus des ornières de boue rouge avec mon Bosco. Car avec le temps, s'était installée une profonde affection entre nous. Nous avons passé tellement de temps ensemble, dans des situations les plus incroyables que nous n'avions plus besoin de parler. D'un échange de regards, nous éclations de rire ou l'un de nous inventait le mensonge qui nous permettrait de passer la frontière sans "matabicher" (soudoyer).
A force de rouler avec lui, j'ai appris à conduire sur la piste à l'africaine. Connaître exactement l'empan des roues avant pour savoir où les placer, viser d'abord avec la roue droite, la gauche se place naturellement, envisager et utiliser toute la largeur de la piste, choisir les bons nids de poules pour que seuls les amortisseurs réagissent, évaluer avec le terrain que ce virage serait défoncé et devrait être pris en sommet de courbe, susciter les dérapages sur les gravillons et transformer le véhicule en tapis volant (j'adorais ça) et, surtout, aller toujours plus vite.
C'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Même après toutes ces années, lorsqu'il m'arrivait de prendre un chemin de terre en France, les automatismes revenaient très facilement. Et puis hier, j'ai eu un déclic. ça s'est également mis à marcher alors que je conduis ici "du mauvais coté". Le cerveau est une drôle de machine...
Bien entendu, j'ai pensé à Bosco. Quelques semaines avant que nous ne soyons évacués, Martin était venu me rendre visite. Nous voulions aller au Zaïre en passant par le Rwanda. C'est plus tard que j'ai compris l'insistance de Bosco à nous accompagner : le soulèvement rwandais était déjà programmé mais la date n'était pas arrêtée. Il est venu au cas où, pour nous protéger.
Hier soir, en rentrant, j'ai encore regardé Hotel Rwanda en pleurant comme une madeleine. Je descendais aux 1000 Collines avec mes touristes. J'ai eu droit au pavillon présidentiel quand j'ai quitté le Burundi. Bosco était là. On n'écoutait rien, on pleurait en se tenant les mains. On se promettait... Je n'ai jamais revu Bosco. Aucune nouvelle, les communications étaient coupées avec le Burundi. Je ne sais pas s'il est toujours vivant. Je ne veux pas le savoir. Je suis sur son continent et je pense à lui. ça suffit.
22:20 Publié dans Au bout du monde | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, burundi, Karen Blixen si tu nous écoutes...
30.07.2007
C'est bien connu...
... juillet aux tisons, Noël au balcon !
Enfin, ici en tous cas.
Dans la nuit de vendredi à samedi, donc, il s'est mis à neiger dans les montagnes. A 150km du Cap. On parlait de plus de 10cm à la radio, de villages isolés, etc... Comment y résister, ça fait presque 8 ans que je n'avais pas vu la neige ?!
Il fallait bien ça pour me faire me lever à l'heure où blanchit la campagne un dimanche matin. Mon ex mari et les 2 chiens n'avaient jamais vu la neige (nés respectivement en Afrique du Sud et à la Réunion, ça n'aide pas non plus...). Ce fut donc un dimanche en "famille", comme avant. Ambiance de départ en vacances dans la voiture. Étonnant comme certaines choses changent et d'autres pas. Nous avons retrouvé nos longues conversations à propos de tout et de rien. De politique (nous sommes 2 acharnés), de nos dernières lectures dans la presse, du décorticage de ce que l'on voit par la vitre, de la géologie, du relief et de ses conséquences, de ce que l'on pense être et avoir été la vie du coin. Parfois un "darling" nous échappait, malgré nous. Un autre temps...
Je n'avais pas réalisé que quelqu'un qui n'a jamais vu la neige ne sait pas à quoi s'attendre. Schalk était incapable de discerner les premières collines-montagnes (je ne sais pas comment les appeler, elles culminent à 1400m) blanches à l'horizon. Il les confondait avec les nuages blancs également. Il a fallut s'approcher pour qu'il puisse les différencier. Impensable tout de même ce paysage africain sous un manteau de neige.
Tous les 3 ont eu la même réaction : première main, première patte dedans. On lèche, on goutte et puis on se met à courir pour finir par s'y jeter la tête la première et s'y rouler. Et ensuite seulement réaliser que c'est froid ! Bataille de boules de neige, énorme bonhomme, compréhension de l'utilité des gants (qu'on n'avait pas), chaussettes trempées pour certains, pieds gelés pour tout le monde.
J'avais un sourire pas possible sur le chemin du retour alors que mes 3 poilus dormaient.
Jusqu'au flash-back : j'étais en train de conduire sur une piste de latérite, à fond les ballons, comme avant...
20:29 Publié dans J'ai 2 amours | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, neige en afrique, on ne fait jamais de sexe au bonhomme de neige...
29.07.2007
Journées hors du temps
La tempête qui secoue Cape Town depuis 10 jours s'achèvera demain.
La plus forte de ces 26 dernières années. Je la regrette déjà. ça doit être ma celtitude.
J'ai toujours aimé les éléments déchaînés. Les tempêtes, les vents violents qui fouettent le visage au point de vous empêcher de respirer ou de se tenir debout ; la pluie en trombes ou en crachin qui s'insinue, au travers des écharpes, par l'encolure des manteaux et des pulls. Et puis la mer qui s'enrage, dont les vagues s'attaquent aux brisants présomptueusement érigés pour la dompter, et qui devient spectacle fascinant de sauvagerie et de violence.
Enfant, je ne voyais pas passer les heures à le contempler au bord de l'eau, indifférent à l'inévitable engueulade "Non mais t'as vu l'heure ? J'étais morte d'inquiétude" ou "mais tu as vu dans quel état tu rentres ?!".
à la Réunion, j'ai adoré les cyclones, quand les lames venaient s'éclater sur le mur du jardin, quand le vent couchait les cocotiers et que les routes devenaient torrents où ma voiture me montrait qu'elle savait nager.
Depuis jeudi dernier, le départ de mes guests, je suis sur les plages, sur les falaises, là où les vagues "pètent" le mieux. Les chiens en ont bien un peu marre mais la vue des serviettes, garantie de bouchonnage et de tripotage pendant au moins une demi-heure au retour, a raison de leur réticence. De toutes façons, pas question de rester à l'intérieur : y'a tempêêêête !!!
A Camps Bay, la plage disparaît. Seuls, les boulders résistent. On doit les conquérir. Sur le port, il faut remonter les 2km de la jetée en évitant les projections des vagues (et pour un d'entre nous, mordre dans l'écume). à Sandy Bay, certains rochers avancent dans la mer. On y est, le plus souvent, en sécurité et on peut voir les vagues éclater après nous avoir dépassés. Mais pas toujours.
J'y fais le vide, je m'y rince, m'y abandonne. J'y fais le plein, je m'y ressource, j'y puise de l'énergie.
Je n'ai jamais bien compris les gens qui se plaignent d'une baisse de moral parce qu'ils n'ont pas vu le soleil pendant plusieurs jours. Moi, j'adore le ciel plombé, la pluie qui dure des semaines, rentrer trempé et faire un feu d'enfer en écoutant la maison craquer sous le vent.
L'hiver me manquait quand j'habitais plus au nord en Afrique. Il y avait bien les saisons des pluies mais sans le vent ou le froid. La Réunion fut, pour moi, un cauchemar à ce niveau là. Tous les jours, en ouvrant les volets, pas la peine de se poser la question, on sait qu'il va faire beau. Inutile de réfléchir pour s'habiller, une chemisette suffira car il ne fait même pas froid (jusqu'à 63 j'en ai eu, des chemisettes. Je ne supporte plus ça !). Pfff...
Si j'ai appris à apprécier l'été, les +35°, les soirées dehors parce qu'il fait bon, j'ai besoin de l'hiver, du froid au dehors, de la nuit qui se pointe à 16:00, de porter des pulls, de rentrer bien au chaud à l'intérieur, de la vie qui s'organise autour de la cheminée. Paris est magnifique luisante sous l'éclairage des voitures et des réverbères. J'y allumais la cheminée en octobre. J'avais un plan pour le bois.
Heureusement que ce tapis bleu, qui était devant la cheminée, ne peut pas parler. ça me file une de ces pêches, l'hiver...
Demain, je vous raconte comment c'était la neige de cet aprèm.
22:01 Publié dans J'ai 2 amours | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, tempête et feu de cheminée et j'ai envie de faire des bébés
24.07.2007
Sonofabitch !
ça fait presque deux semaines que ces 'tain d'enculés de ta race de Telkom (pas peur moi, je donne des noms !) m'ont coupé le sifflet !
Plus d'internet tout simplement, coupé. Et pourquoi ? Ah ben ça, on sait pas mais on va bientôt se mettre à chercher. Et pourquoi pas se mettre à chercher maintenant ? Ah ben ça, c'est qu'on a une liste de priorités nous et vous n'êtes pas en tête. Et comment qu'il faut faire pour être en tête de liste ? Ah ben ça, faut attendre son tour, vous êtes dans la file d'attente, il faut que les autres avant vous soient réparés...
Conversations de fous et forcément, j'ai pété les plombs et lâché "Sonofabitch"... Pas bien, je sais, mais ça soulage tellement. ça n'a certainement pas aidé à me faire monter plus vite en tête de liste...
J'ai déjà dit ici l'état préhistorique de l'environnement informatique local. Les télécommunications (téléphone, internet) sont également handicapées. Pensez donc, je paye l'équivalent de 100€ par mois pour une connection ADSL de 1Go max en montant avec un maximum de téléchargement de 3Go par mois ! Et en plus, ça ne marche pas !
Bref, nous sommes reconnectés depuis cet aprém, sans d'avantage d'explication.
Oui, mais non, parce que tombe mal là ; parce que si j'ai eu du temps libre et l'envie de raconter au cours de ces deux dernières semaines, je suis sérieusement sur le pont depuis lundi avec grosse masse de travail et stress qui va de paire : la maison est pleine, de gens vachement importants (ça ils en sont sûrs !), de ceux qui ont leurs noms dans les journaux (locaux les journaux, hein, on s'entend !) et qui sont dans la politique (pour s'en coller plein les fouilles !). Et franchement, au prix où je vends mes chambres, ça coûte un max aux contribuables.
Ils ne comprenaient pas que mon ADSL soit morte et que Telkom n'agisse pas plus vite que ça. J'ai retenu le "bienvenue dans la vraie vie les chéris" qui me démangeait grave et avalé le "Telkom, c'est un monopole d'État, non ? Et l'État, c'est un peu vous, non ?". M'enfin...
Z'avez vu comment que je sais me tenir... ?!
Je vous ai dit qu'on attend pour demain la plus grosse tempête vue depuis 20 ans sur Cape Town ? Donc demain, ne comptez pas sur moi parce qu'avec les chiens ont a rendez vous avec les vagues pour en prendre plein le museau. Et y'a personne qui nous engueulera parce qu'on rentre dans un état pas possible...
18:35 Publié dans Grand rapportage | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : gay, homosexualité, internet, telkom, sodomisé de ta mère
12.07.2007
Florent Pagny, t'es gentil mais tu t'assoies et tu te tais !
Je me suis mal exprimé hier lorsque je parlais d'abandon d'une partie de soi dans une relation de couple (et merci à Beur-Boy)
Il ne s'agissait pas d'abandon de soi comme relâchement de soi, comme péter sous la couette, prendre du bide, s'en remettre complètement à l'autre, s'engouffrer dans une osmose où l'individualité disparaît et où finalement plus aucun apport ne vient stimuler la relation. Plus jeune, j'en ai déjà expérimenté certains méfaits pour conclure à la stérilité de cette démarche.
Je voulais parler d'une autre forme d'abandon de soi, celui des sentiments.
Savoir aimer.
Je crois savoir faire. Je ne dis pas, je ne le sais d'ailleurs pas si je le fais bien mais je m'y applique. C'est, me semble t-il, la partie la plus facile à jouer. On l'affine en grandissant.
En fait, ce pourquoi j'ai quelques difficultés, c'est savoir être aimé. Accepter d'être aimé. Laisser à l'Autre la possibilité de m'aimer. Et le croire. Cela ne se fait pas sans une démarche consciente de ma part où je décide de remiser les questions, les cascades d'interrogations, les conclusions de mes observations, étalonnées selon mes propres critères bien entendu, pour Lui laisser la place de m'aimer à sa façon. Tout ceci peut sembler bien facile par écrit. Il en est tout autre dans la réalité pour moi car c'est ici que je dois m'abandonner, abaisser mes défenses, m'ouvrir à Lui.
Et accorder ma confiance dans ce registre m'apparaît beaucoup plus difficile que de filer le pin number de ma carte bleue à un inconnu dans la rue ou de me foutre à poil dans un hall de gare un vendredi soir. S'abandonner à l'Autre ici n'a rien à voir avec lui confier mes plus grandes hontes et craintes, mes rêves les plus cons, les "cadavres" de mon histoire.
Je le lâche ? Allez... : mais qu'il est bon de se savoir aimé. Cette période de passion où l'on se sent plus beau, plus fort, invincible même, connecté à Lui par le biais des étoiles. Avec le temps arrive le moment où l'on s'interroge moins puis plus du tout sur Ses motivations à nous aimer. On pense les cerner. On Lui en abandonne la responsabilité tout s'évertuant à tout faire pour rester à la hauteur de ce qu'on pense en être les raisons. On continue de se construire avec et autour de cette nouvelle donne. On avance dans la vie armé et chargé de ce bagage. Cela finit par faire partie de nous, ingéré dans le Je et Moi que nous sommes devenus ?
Et vient la rupture.
On finit par accepter de dire pourquoi on ne l'aime plus, d'entendre pourquoi on n'est plus aimé et par gérer l'absence. Mais que faire de cette partie de soi qui se savait aimée et qui ne l'est plus ? Où est-elle et que devient-elle ? Qui est-on de nouveau sans cet Autre qui faisait partie de nous car nous l'avions laissé prendre la plus grande part de notre coeur ? On avait choisi de lui laisser prendre autant qu'il le souhaitait et il est disparaît avec.
C'est ça qui fait mal, qui fait peur, qui fait vide.
P.S. je n'ai aucune idée si ce que je viens de dire est clair pour un autre que moi...




